Pourquoi l’Association des Voyageurs et Voyagistes Éco-responsables est-elle « à part » ?

L'Association des Voyageurs et Voyagistes Éco-responsables (V.V.E) se démarque des autres par le fait qu'il n'existe aucune structure similaire, ni en France, ni à l’étranger où résident plusieurs de ses voyagistes-adhérents, ce qui lui confère une dimension internationale, voici pourquoi.

Sa création remonte à l’automne 2007.

Elle a été fondée par des voyageurs et des professionnels du tourisme sur le constat qu’ils n’adhéraient pas aux inclinations tendancielles pour la sous-traitance, la standardisation, l’abandon des guides professionnels, la chartérisation du désert, ou l’utilisation de réceptifs industriels…

Dans « Tourisme durable : utopie ou réalité ? « (avril 2008), j’ai formalisé son concept ainsi que ses objectifs et établi les chartes qui la régissent jusqu’à aujourd’hui.

La charte des voyageurs éco-responsables

Elle propose une réflexion sur 80 points, quand le plus fréquemment, d’autres incitent à n’en respecter que quelques-uns…, généralement ceux qui s’imposent d’eux-mêmes dès lors que l’on est soucieux de voyager en respectant l’environnement naturel et humain.

Pourtant à la lecture de ces 80 points, le voyageur s’apercevra sans doute que certains s’avèrent plus difficiles à appliquer que ce que l’on serait tenté de croire de prime abord :

Par exemple : ces deux points suivants :

76 : Savoir décrypter un label

Décrypter un label implique d’en connaître l’intégralité des critères, et d’en analyser les implications de terrain prévisibles.

77 : Analyser ses propres actes et prévoir les effets pervers

Reporter sur les autres la responsabilité des effets que l’on observe est une démarche facile. Analyser ses propres actes est une attitude moins répandue. C’est cette démarche que propose humblement cette charte.
Tout choix en matière de tourisme engendre des effets induits, dont certains deviennent des effets pervers.

Les prévoir permet d’en atténuer les conséquences.

 

Ci-dessous, photo réalisée lors de la sortie de terrain du FNTR 2012.

Les critères

Ces chartes sont la résultante de recherches approfondies, effectuées avec certains scientifiques que l’association a invités lors des événements qu’elle a organisés en 2010, 2012, et 2018.

Parmi les critères inchangés depuis les origines, V.V.E affirme que compenser les émissions de CO2 n’a de sens qu’à partir du moment où cesse la volonté de tout voir en un voyage à la durée limitée, et que tout a été fait pour limiter ces émissions ‑dès la conception du voyage – avant de réfléchir à comment les compenser…

Ceci est d’ailleurs clairement énoncé dans la définition de Futura Sciences sur le sujet (1).

 

Sur ces questions, le référant de V.V.E est l’un des rares spécialistes reconnus : Monsieur Augustin Fragnière (2), invité lors du FNTR de 2010 à Chambéry.

 

Une association dirigée depuis 14 ans par des passionnés

V.V.E est dirigée de manière bénévole depuis 14 ans (cas unique dans ce secteur !) par un Conseil d’administration composé de voyageurs (V.V.E regroupe près de 6 000 adhérents-voyageurs, ayant tous effectué au moins une fois un séjour avec l’un des voyagistes-membres), de guides-accompagnateurs, et de professionnels du tourisme.

 

Aucun membre du Conseil d’administration ne bénéficie directement de la communication réalisée pour mettre en avant les voyages éco-responsables de ses membres…, ni d’entreprise (organismes de formation, journaux, sites marchands, etc.) qui vive de sa notoriété.

Car malheureusement, ces conflits d’intérêt sont de plus en plus fréquemment observés au sein de structures se référant à un tourisme dit « responsable » ou « durable »…

En outre, V.V.E n’a jamais utilisé le terme « durable », estimant qu’il est « utopique » de le revendiquer au sein d’un secteur et d’un mode de société qui consomment plus de réserves que la planète ne peut en fournir.

Chacun de nous étant dépendant de choix politiques et économiques incompatibles avec la « durabilité » à laquelle nous aspirons.

Par ailleurs, aucune agence de voyage ne figure au sein de son conseil d’administration. Ce point est inscrit dans ses statuts, ce qui lui garantit son indépendance.

Le financement est assuré intégralement par les adhésions, et des partenariats en relation directe avec l’activité de l’association, qui s’engage à ne solliciter aucune aide financière auprès d’organismes qui ne seraient pas en accord avec ses objectifs.

Les voyagistes qui adhèrent s’engagent à ne pas pratiquer le greenwashing (verdissement de leur offre).

La démarche de V.V.E et ses voyagistes-adhérents repose sur l’information au public, afin que celui-ci puisse disposer de la bonne compréhension des éléments à prendre en compte pour la réalisation d’un tourisme véritablement alternatif.

Les guides et réceptifs sont largement incités à participer au fonctionnement de l’association, qui, parmi ses actions prioritaires a inscrit l’instauration d’un fonds de solidarité pour les personnels locaux des pays touchés par des crises.

Celui-ci devrait très prochainement voir le jour avec la mise en œuvre des actions de compensation territoriale@(3).

Tout guide, réceptif, hébergeur, voyageur ou voyagiste éco-responsable, dispose de la possibilité de s’exprimer dans la rubrique actualité du nouveau site conçu à cet effet.

 

Les actions

En dépit d’un budget dérisoire (environ 4 à 5 000 euros par an), l’Association a réalisé de nombreuses actions :

2007 : Création des Chartes des voyageurs et des voyagistes éco-responsables

2008 : Participation au Festival Partir Autrement

2008 : Première page dans le Journal Libération et premières adhésions de voyagistes

2009 : Organisation de la Journée mondiale pour un Tourisme responsable en Haïti

2010 : Organisation du premier Forum National du Tourisme Responsable à Chambéry

2010 : Création de la notion de Compensation territoriale© (déposée à l'INPI)

2011 : Travail avec l'Association TER_RES sur un référentiel universel, proposé à Ecocert

2012 : Organisation du 2ème Forum National du Tourisme responsable à Montpellier

2013 : Lancement du site vve-ecotourisme.com, qui propose près de 300 voyages d'écotourisme, des séjours nature et séjours actifs, des voyages exceptionnels, ou  de « rencontres et culture »

De 2013 à 2017 : Rédaction de nombreux articles, et dossiers faisant référence dans le milieu

En 2015, V.V.E participe à la création de la charte éthique de l’écovolontariat, initiée par Cybelle Planète associée au Collectif Francophone pour l’écovolontariat

2018 : Organisation de Sol & Écotourismo, 1er Salon International de l'écotourisme, du voyage solidaire et participatif à Grenoble

2018 : Co-organisation des Premières rencontres internationales de l'écovolontariat (création de la Charte des écovolontaires©) - décembre - Grenoble

2019 : Lancement de SEVVE©, double système d'évaluations in-situ, de dimension universelle et internationale

2019 : Partenariat avec le Média du voyage durable et les Trophées du voyage durable

2019 : Refonte totale des 3 sites gérés par l'Association et création d'un tout nouveau site unique en trois parties : L'Association - Les voyages - Les événements

2020 : Création de la librairie du voyage durable / éco-responsable

En outre, elle a participé à divers salons à Colmar (deux fois), à Bruxelles, etc.

Conclusion

En proposant une adhésion à 50 (aujourd’hui 75) euros par an pour les petites structures (l’obtention d’un label est onéreuse), l’Association des Voyageurs et Voyagistes éco-responsables a permis à certaines d’entre elles de se faire connaître, notamment grâce à la crédibilité des dix points de sa charte (mieux vaut une charte contraignante à laquelle un opérateur adhère avec conviction qu’un label aux critères flous et modulables, conçus pour n’obliger à aucun engagement vérifiable sur le terrain).

Par conséquent, après quatorze années d’actions pour un tourisme éco-responsable, V.V.E, constitue le seul véritable point de rencontre de l’ensemble des acteurs de terrain du tourisme alternatif, réunis physiquement par trois fois lors des deux Forums Nationaux du Tourisme Responsable (Chambéry 2010 – Montpellier 2012) et du Premier Salon international de l’écotourisme, du voyage solidaire et participatif (Grenoble 2018) …

Le lancement imminent d’actions liées à la compensation territoriale@ va en outre permettre à des structures réfractaires au greenwashing, aux plantations d’arbres à des fins marketing, et à la compensation carbone en général, de trouver de véritables solutions pour un avenir meilleur de l’activité touristique sur la planète.

Pour cela, elles sont invitées d’ores et déjà à signer et diffuser cette pétition pour des voyages soutenables, durables, et responsables.

(Remarquons qu’en dépit de beaux discours sur ces questions, aucune structure prétendant œuvrer en ce sens n’a divulgué ou signé cette pétition)…

Les questions abordées par cette pétition  seront  néanmoins évoquées prochainement lors des États généraux de la transition du tourisme en montagne à laquelle V.V.E compte participer activement.

 

Ci-dessous les notes de renvoi figurant entre parenthèses dans le texte.

 

https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/developpement-durable-compensation-carbone-5606/

https://www.eyrolles.com/Accueil/Auteur/augustin-fragniere-97896/

http://levoyagedurable.media/articles/quest-ce-que-la-compensation-territorialec

 

#TourismeDurable - #VoyagesEcoResponsables – #TourismeAlternatif – #TourismeSolidaire - #VoyagistesEcoResponsables - #CompensationTerritoriale - ≠TourismeDeNature - ≠Ecotourisme

Auteur : 
Jean-Pierre LAMIC

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